Le Golf en croisiere

Pourquoi thématiser sa croisière ?

Thématiser sa croisière ?

Mêler voyages et passions personnelles à bord, c’est possible, grâce aux croisières thématiques. Très porteuse, la musique s’invite à bord sous toutes ses formes.
Et pas seulement pour les nostalgiques version Age tendre et Têtes de bois – dont la toute dernière édition a eu lieu cette année.
Non ! Monde celtique ou rythmes reggae, quatuors classiques ou groupes hard rock, MSC et Norwegian, RCI  (Royal caribbean International) et compagnie du Ponant relèvent le défi.
La musique étant universelle, la langue vernaculaire est moins importante que pour des croisières où dominent les conférences.

Qu’on parle d’œnologie ou d’histoire, de science ou de photographie, mieux vaut alors être anglophone.

Et de bon niveau, car le vocabulaire est spécifique. Mais on peut opter pour des compagnies françaises, d’ailleurs de plus en plus nombreuses à imaginer des voyages thématisés. Elles s’associent également parfois à des journaux (Historia, l’Obs, le Monde, Le Figaro) pour embarquer des journalistes, des professeurs et conférenciers (historiens, biologistes, naturalistes…) à l’expertise reconnue.

Vous êtes gourmands ?

Certaines escales se plient à merveille au thème du vin et de la cuisine. Associés à un chef ou un œnologue de renom, voilà une combinaison gagnante qui met l’accent sur les dégustations et excursions dédiées.

Le Golf en croisiere
Le golf en croisiere

Si le swing évoque pour vous le green bien peigné d’un golf,

il est possible d’embarquer avec un pro sur des paquebots pourvu d’un practice voire d’un simulateur dernière génération tout en profitant des escales pour découvrir – l’hiver aux Caraïbes, l’été en Méditerranée – des parcours prestigieux.

Danses de salon et jeux de cartes, bien-être et sport : autant de sujets qui mettent en avant le navire parfois plus que la destination.

Apprendre à twitter ou à swinguer, à vous d’harponner la bonne idée.Ce type de croisière est idéal pour faire de nouvelles connaissances – qui auront au moins un point commun avec vous ! – ou de partir entre amis motivés par la même passion. Généralement, prisées des cinquantenaires et au-delà, certaines thématiques comme la gastronomie ou la plongée sous-marine tend à rajeunir la moyenne à bord.

 

Professionnels des croisières, A chacun son métier ou sa passion…

Message à l’attention des professionnels de la croisière.

Bonjour,

Merci de votre l’intérêt porté à la 1e communauté de confiance croisières.

Vous êtes nombreux à me solliciter alors voici un message en toute transparence…

Nous ne pouvons pas modifier la ligne éditoriale et notre charte qualité.

Outre nos investigations, nous scrutons continuellement l’info croisières et l’E-réputation des protagonistes dans la durée, auprès des médias off & on line, ainsi que sur les réseaux sociaux…

Ces derniers, dés lors qu’ils ne proviennent de sites marchands (exclus), peuvent contribuer à modérer certains avis dont la véracité n’est pas limpide.

Vous êtes bien entendu invité à réagir de façon tout à fait transparente en vous inscrivant à titre professionnel: sans aucune contribution financière, AvisCroisières est un site Web participatif ou :

La parole est aux passagers !

Et par exemple ouvrir un profil intitulé « Service qualité Nom de votre Société »

Vous devez aussi télécharger votre logo afin qu’il n’y ait aucune confusion possible.

Rendez-vous ICI  => http://www.aviscroisieres.com/ecrire-avis/

Pour illustrer notre propos, nous n’avons pas publié certains posts parfois courroucés sur vos sociétés uniquement car pas suffisamment renseignés: (vos clients n’ayant pas fait de retour à notre demande d’informations complémentaires)

Mille sabords de tonnerre de Brest !… Nous savons que prés de 30 % des commentaires sur la toile sont « frelatés »

L’objectif d’AvisCroisieres est clairement de frôler les 100% de véracité afin de permettre aux membres et visiteurs de consulter les retours d’expériences fiables de passagers…  « clients » pour vous commerçants… et ainsi d’améliorer votre qualité de service…

Seul un tiers de confiance constitué d’experts en chair et en os peut apporter cette qualité.

Encore une fois, nous attachons une grande importance à « l’info-vérité croisières » diffusée sur notre média participatif.

Nous sommes à votre écoute de vos commentaires croisières que vous voudriez bien poster ci dessous.

Temps clair et mer calme !

Patrick

Croisieres : 11 pièges à éviter

11 pièges à éviter lors d’une croisière

11 pièges à éviter lors d’une croisière

Pour que les croisières restent la parenthèse de loisirs et de détente attendue, quelques pièges sont à éviter. En effet, les compagnies de croisières essaient de contenter un grand nombre de personnes en proposant une grande variété de services dont certains ont un caractère incontestablement lucratif. Même si vous êtes un multirécidiviste de la croisière, il est facile de tomber à chaque fois dans le panneau. Après tout on a affaire à des professionnels !

Voici cette liste :

1. Évitez les pourparlers commerciaux

Presque tous les navires, et en particulier ceux qui croisent dans les Caraïbes, organisent ce genre de réunion qui consiste à conseiller ou à promouvoir les achats lors des escales. Les organisateurs de ces « séminaires » vous attirent en vous promettant un cadeau. Nous avons compris un peu tard que nous aurions pu bénéficier du cadeau sans perdre notre temps dans cette réunion interminable pendant laquelle on nous a incités à acheter des coupons de réduction pour des bijoux ou cadeaux achetés à terre. Ce n’est pas très avantageux car les magasins où vous bénéficiez de ces coupons essaient de vous culpabiliser pour vous vendre plus de choses et ils ont l’art de vous mettre mal à l’aise si vous résistez.

Croisieres : 11 pièges à éviter
Croisieres : 11 pièges à éviter

2. Évitez le Buffet

Les repas au restaurant principal sont de meilleure qualité que ceux proposés au buffet et, de plus, sans avoir à supporter les files d’attente interminables. En discutant avec un passager, je me suis rendu compte que certains ne sont pas au courant qu’ils peuvent manger dans la salle à manger. Ce pauvre passager pratiquait le buffet tous les soirs. Pas étonnant qu’il n’ait pas vu l’ombre d’une queue de homard, filet mignon, chair de crabe… Si vous voulez un traitement royal évitez le buffet sauf pour une petite collation occasionnelle.

 

3. Évitez le casino

Même si vous avez le goût du jeu et que vous êtes l’être le plus chanceux de la terre, évitez le casino des navires de croisières car vous serez plumé à coup sûr. Un petit tour sur les forums où les gens se plaignent de leur expérience vous confirmera ce que j’avance.

4. Évitez les piscines parfois surpeuplées

Les piscines sont les endroits les plus fréquentés du navire pendant les journées chaudes. Plusieurs options s’offrent à vous pour contourner le problème : réserver sur un grand navire comprenant plusieurs bassins afin d’avoir une chance supplémentaire de profiter de la la piscine sans avoir l’impression d’être dans le métro aux heures de pointe ou choisir de prendre un petit bain aux heures où tout le monde dîne. Vous pouvez aussi prendre l’option de rester sur le bateau pendant que tout le monde est en excursion, mais ça implique de rater le plaisir d’une escale. C’est une fausse bonne idée finalement !

5. Évitez les cabines intérieures

Si vous êtes fermement décidé à faire des économies et si vous envisagez de n’occuper votre cabine que pour dormir, alors une cabine intérieure c’est bien. Mais se réveiller le matin avec une jolie vue et jouir de quelques mètres carrés supplémentaires pendant votre séjour est une sacrée différence au niveau du confort. Pas besoin de sortir de la cabine pour voir le temps qu’il fait ou pour profiter du paysage ni de se déplacer en se cognant aux parois. N’est-ce pas ?

6. Évitez les parkings sur le quai

J’ai dépensé près de 80€ la semaine pour garer ma voiture. J’ai encore du mal à avaler la pilule. Quel gaspillage ! J’aurais dû prendre un service de navette. Car une navette même à 50 $ m’aurait fait économiser et en plus je ne me serais pas soucié de vols éventuels ou de la dégradation de mon véhicule. Donc si vous prenez l’avion ou le bateau, ne pas stationner sur le quai. Préférez la navette, le garage d’un ami ou les parkings prévus pour les passagers.

7. Évitez d’utiliser votre téléphone portable

Les téléphones cellulaires peuvent être utilisés sur les navires de croisière mais ça coûte très cher avec des tarifs qui peuvent atteindre 5 $ la minute. Cependant, dans certains ports, vous pouvez appeler gratuitement, donc patientez un peu pour écouter vos messages vocaux. Avant de partir, je vous recommande de vérifier les tarifs en vigueur auprès de votre opérateur et surtout de désactiver la géolocalisation des données de votre portable car il peut vous en coûter jusqu’à 15 $ par méga-octet « à votre insu »

8. Évitez d’acheter l’eau en bouteille à bord du navire

L’eau en bouteille sur un navire de croisière peut vous coûter jusqu’à 4 $ par bouteille. Vous pouvez être un grand amateur d’eau en bouteille et refuser de boire l’eau du robinet, mais sachez que l’eau à bord est aussi potable que l’eau en bouteille. Sur les navires, les systèmes de filtration de haute technologie offrent une eau du robinet de qualité propre à être bue. La plupart des compagnies de croisière permettent d’emmener votre propre stock de bouteilles d’eau le jour de l’embarquement.

9. Évitez d’embarquer de la nourriture à bord

Il est de notoriété publique que sur un navire de croisière il est impossible de mourir de faim.
Vous pouvez satisfaire votre appétit à tout moment de la journée avec les mets les plus alléchants. Ce n’est donc pas le moment d’entamer un régime…Vous ne tiendriez pas. Et surtout éviter de manger en dehors du bateau pendant les escales alors que vous avez la pension complète à bord.

10. Évitez, au mouillage, les files d’attente aux chaloupes

Lorsque le bateau n’est pas en mesure d’accoster, notamment en raison de sa grande taille, il est au « mouillage ». Cela signifie qu’il est nécessaire d’emprunter des chaloupes pour rejoindre le quai. Aussi, je vous conseille d’oublier la grasse matinée et de vous présenter le plus tôt possible (7-8h) au service des chaloupes avant que ne se forme une longue file d’attente … ainsi vous profiterez pleinement de l’escale.

11. Évitez d’acheter les excursions à terre

Il est possible d’obtenir de meilleurs prix en achetant une excursion directement à terre, mais il peut y avoir aussi quelques inconvénients en choisissant cette option, notamment l’impossibilité d’un remboursement en cas de problème. Alors que lorsque vous achetez vos excursions directement sur le navire vous êtes assurés d’obtenir un remboursement complet sans plus de questions. Avec mon mari, nous avons dû annuler une sortie en plongée car il y avait trop de méduses ce jour-là pour mettre un pied dans l’eau. Nous avons demandé un remboursement complet que nous avons obtenu sans problème. Lors d’une excursion, il se peut que vous soyez en retard pour l’embarquement. Si vous avez réservé à bord du navire, vous serez attendu.

….Pour vous, quel est le principale « piège » éviter en croisiere ? …

Néréide

Il n'y a pas de petites économies !

Dépensez moins dépensez malin !

8 astuces pour dépensez moins, dépensez malin  en croisières !

Partir en croisière ne signifie pas que vous devez attaquer une banque ou prendre un crédit à vie. Voici quelques conseils de base sur la façon de prévoir un budget et aussi économiser afin de pouvoir concrétiser votre projet de croisière en famille :

1 – Au moment de réserver votre croisière, passez par un agent de voyages au lieu de réserver vous-même en ligne car l’agent peut négocier au meilleur prix en profitant des promos offertes telles que la gratuité pour les enfants ou autres…

2 – Choisissez de préférence une date en dehors des vacances scolaires et du plein été, ces dates étant les plus chères. Préférez la fin d’année ou le début d’année qui offre souvent des prix très attractifs allant de 50 à 70 % de réduction pour une même croisière.

Il n'y a pas de petites économies !
Astuces & économies en croisieres !

3 – A en croire des habitués de la croisière avec qui je discutais récemment, réserver une cabine intérieure est beaucoup plus économique surtout pour ceux qui ne se servent de leur chambre que pour dormir, alors pourquoi dépenser de l’argent inutilement . Il est aussi possible de réduire les frais en réservant la classe la moins chère de votre catégorie de cabine située sur les ponts dont l’accessibilité est moins pratique et éloignée des ascenseurs.

4 – Les compagnies de croisière génèrent de gros bénéfices sur les Casino et les ventes d’alcools. L’attractivité des prestations proposées est telle qu’il est difficile pour les passagers de ne pas être pris par l’euphorie ambiante. La vigilance diminue, on se laisse aller à un jeu ou à une consommation histoire de patienter en attendant le spectacle : « Après tout, c’est les vacances, profitons-en ! » Que celui qui ne s’est jamais laissé tenter par un cocktail de « trop »……. mais demain il faudra peut-être zapper l’excursion, histoire de ne pas trop dépasser le budget. Dommage !

5 – Les boutiques du navire proposent à prix prohibitifs tout ce dont vous aurez besoin et il est inutile d’espérer marchander. Alors pour éviter les déconvenues faites une liste pour ne rien oublier.

6 – Lorsque vous êtes dans le port, pensez à revenir sur le bateau pour le déjeuner. Votre repas étant déjà réglé sur le navire, pourquoi faire cette dépense supplémentaire à terre ?

7 – Si vous souhaitez faire des excursions, essayez de réserver par vos propres moyens auprès d’une compagnie sérieuse car en passant par le service des réservations du navire, les sollicitations seront plus nombreuses et plus chères. Vous pouvez ainsi économiser jusqu’à 30%.

8 – Avant de partir en excursion, bien vérifier l’heure de l’appareillage et prévoir d’embarquer une heure avant car le bateau n’attend pas …

J’espère que ces quelques conseils vous aideront à dépenser moins et dépenser mieux pour profiter pleinement de votre croisière.

Je vous remercie d’indiquer vous aussi dans les commentaires ci-dessous, comment vous réalisez des économies en croisieres ?

Néréide

Apareillage Costa croisieres

Croisière Fascinante Méditerranée à bord du Costa Serena

La carte postale de Louise

Croisière Fascinante Méditerranée à bord du Costa Serena

J1 – Marseille 15h30

C’est comme un ballet. J’étais arrivée tôt, craignant la queue, l’encombrement. Pensez, faire rentrer près de 4000 personnes au même moment dans un cube qui flotte ! C’est ma première croisière. Je ne sais pas vraiment si je vais aimer. Le gigantisme, la mer en kit. Et tous ceux-là avec qui je vais devoir cohabiter, qui se précipitent en même temps que moi pour être répartis, chacun dans son petit coin de bateau. C’est comme un ballet, c’est bien huilé, ça roule tout seul. J’ai pensé à une ruche où chaque abeille sait ce qu’elle a à faire, vole sans jamais en heurter une autre, et  que ça turbine sec, juste dans un bruissement d’ailes. Je n’ai presque pas attendu. Et je regardais alentour, chacun, guidé par sa petite abeille, qui filait vers son alvéole, son coin à soi. Je n’ai presque pas vu la mer. C’est ma première croisière

Louise

Croisière Fascinante Méditerranée à bord du Costa Serena

J2 – Savone – Gênes 16h42

Un, deux, trois, quatre… Tout le jour durant j’ai entendu cette litanie. Comme un troupeau de biquettes, nous étions comptés et recomptés. J’avais pris cette excursion un peu par dépit. Je me sentais un peu perdue, un peu égarée dans ce voyage qui ne me demandait pas d’effort. Et Gênes me paraissait si loin.

À Gênes, j’ai attendu : l’un qui se perdait, le car qui se remplissait, le guide qui comptait. Demain, je prends le large, la poudre d’escampette, la tangente !

Louise

Apareillage Costa croisieres
Le costa Serena reprend le large…

Croisière Fascinante Méditerranée à bord du Costa Serena

J3 – Florence, 13h24

J’avais secrètement rêvé d’avoir le syndrome de Stendhal. Trop de beautés et puis on tombe d’épuisement, en pamoison, le dos de la main sur le front, la tête qui bascule sur le côté, pour donner de la beauté au geste. En sortant de Santa Croce, j’ai respiré très fort, j’ai regardé chaque palazzo de la place, j’ai appelé en renfort le souffle de Michel-Ange, de Dante, de Galilée. Mais beauté me laissait sur mes pattes. Alors je suis allée boire un café. Et j’ai pensé que Florence aurait quand même mérité un petit évanouissement.

Louise

 

Croisière Fascinante Méditerranée à bord du Costa Serena

J4 – Rome, 16h18

Je crois que je n’ai jamais bu de café avant celui-ci. A Rome, j’avais choisi de me perdre. C’est comme ça que l’on découvre une ville, je crois. C’est comme ça que j’aime. On tourne à gauche, puis à droite, encore à gauche, juste guidé par la couleur d’une pierre, l’horizon d’une église, la lumière du soleil. Parfois, on a un peu peur, on ne sait plus où l’on est, si la mer est à gauche, le nord derrière vous. Et ce sentiment aussi est savoureux, quand on est vraiment perdu, que ce n’est plus un jeu. Et puis qu’on retrouve le chemin. Je me suis arrêtée à cette terrasse pour un rayon de soleil. Qui éclairait juste une chaise à l’angle du trottoir. Il y avait à peine quelques gouttes dans ma tasse, c’était presque une pâte noire, un concentré de gourmandise. J’avais demandé un ristretto parce que je trouvais le mot joli. Et que je n’en connais pas beaucoup d’autres en Italien. Et là, choisie par le soleil, j’ai découvert ce qu’était vraiment le goût du café.

Louise

Croisière Fascinante Méditerranée à bord du Costa Serena

J5 – Naples 17h05

J’ai toujours pensé que l’Italie avait une odeur. Quelque chose mêlé de fruits très murs, de champs brûlés par le soleil, de la transpiration un peu sûre des femmes à l’ouvrage.

A Gênes, j’ai senti l’océan. Peut-être parce que je venais de le prendre. Que j’avais été saisie des premiers vents du large. Que je n’étais pas habituée.

Florence avait une odeur de majesté. On ne peut sentir rien d’autre à Florence. A Rome, j’ai senti le café, l’odeur dense et concentrée.

A Naples, j’ai senti l’Italie. J’ai su tout de suite que c’était l’odeur de l’Italie. Parce que c’était la même que dans mon imaginaire.

Louise

 

Croisière Fascinante Méditerranée à bord du Costa Serena

J6 – En mer 20h42

Enfin seule. J’ai passé la journée à chercher un coin. Un coin juste à moi. Sans être bousculée par des gamins. Sans être étourdies des milles langues qui cohabitent sur le bateau. Sans entendre la musique qui envahit chaque espace. Sans sentir le monoï excité par les corps qui se retournent.

Ils sont tous en train de manger, ou au spectacle. Sur le pont, il fait un peu frais. Juste un peu. Juste assez pour les faire fuir. Je goutte le silence comme une pomme.

Louise

 

Croisière Fascinante Méditerranée à bord du Costa Serena

J7 – Barcelone 15h52

Je culpabilise un peu. Mais au fond je me réjouis. Je les ai regardés partir. Tous, ou presque. Et je suis restée là, sur le bateau. La piscine est vide et j’y ai plongé. J’ai paressé dans le sauna et j’ai pu choisir un grand canapé, face à la mer à l’Ercole bar. J’ai trouvé tout de suite un transat sur le pont et j’ai observé la valse du personnel qui réinvente le bateau à chaque escale.

Je culpabilise un peu mais que c’est bon ! Et je n’ai jamais aimé Gaudi.

Louise

 

Croisière Fascinante Méditerranée à bord du Costa Serena

J8 – Marseille 7h12

Les portes claquent. Dans chaque cabine, j’entends que ça s’affaire. Il est beaucoup trop tôt pour finir des vacances. Bien sûr, j’ai oublié la moitié des choses dont j’ai besoin et qui sont parties avec ma valise, hier soir, emportée déjà. Tant pis, je retournerai ma culotte. Heureusement, j’ai sauvé ma brosse à dent. Il est beaucoup trop tôt. Et c’est la fin des vacances. C’était ma première croisière. Au fond, j’ai aimé ça.

Louise

 

Et vous ! Partagez dans les commentaires ci dessous, votre expérience à bord du Costa Serena en mediterranée…

Croisière séduction en mediterranée

Croisière en méditerranée: Les cartes postales de Louise

Croisière Italie, Tunisie, Espagne à bord du MSC Splendida

Pour écouter « Louise cruise radio » Cliquez sur « ► » juste ci dessous

A écouter… La lecture est aussi merveilleuse …

J1 – Marseille 14h40

Saleté de train ! J’avais prévu d’arriver en avance pour éviter le stress de l’embarquement. Je suis comme ça, les vacances pour moi ne commencent vraiment que lorsque j’ai atteint ma cabine, que je prends possession des lieux, que je n’ai pas manqué le réveil, le train, le bus, le bateau. Avant, j’ai le cœur un peu serré, j’ai toujours peur d’avoir oublié quelque chose.

Deux heures de retard. J’aurais dû aussi envisager ça.

En sortant du taxi, je cours, enfin je trottine, encombrée de ma valise, de deux sacs qui balancent sur mes hanches. Je ne sais pas voyager léger…

Il me regardait amusé. J’étais décoiffée par la course et les vêtements un peu de guingois. J’ai eu le temps de le trouver beau.

Louise

Croisière Italie, Tunisie, Espagne à bord du MSC Splendida

J2 – Gênes 11h42

On dirait une danse lente. Des jupons de dentelles qui s’arrondissent et s’épandent dans une musique de silence. Qui emportent en vibrations douces une traîne de lumière qui tisse d’invisibles dessins.

J’avais choisi de visiter l’aquarium pour apaiser ma course de la veille, pour trouver tout de suite le bon accord avec la mer. Cela faisait de longues minutes que j’étais comme hypnotisée par les méduses.

J’étais suspendue au tempo. Mon cœur s’accordait au rythme des corps qui se tendaient et se détendaient. Pourquoi ai-je pensé à lui ? A lui qui m’avait regardée hier.

Louise

Croisière séduction en mediterranée
Croisieres séduction en mediterranée

Croisière Italie, Tunisie, Espagne à bord du MSC Splendida

J3 – Rome, 15h57

Le silence des anges n’était pas au programme. La chapelle Sixtine était piétinée en tous sens. La beauté ne réussissait pas à faire taire ceux-là qui regardaient en jacassant. N’y comprenaient rien.

C’est le visage d’une femme qui me tenait éloignée du bruit. Elle avait l’œil vague, un peu triste. Elle aussi semblait s’abstraire de la foule. Botticelli avait dû l’aimer bien pour peindre sa bouche avec tant de douceur.

« Elle est belle, n’est-ce pas ? Presque aussi belle que vous, hier, qui regardiez les méduses ». Son accent était italien, mais il me parlait en français. Il avait le même sourire que le premier jour, un peu amusé, un peu moqueur. J’ai balbutié quelques mots mais il avait déjà disparu.

Louise

Croisière Italie, Tunisie, Espagne à bord du MSC Splendida

J4 – Palerme, 17h18

J’étais sûre de le rencontrer à Palerme. Il n’y avait pas de raison à cela. Peut-être une nonchalance que je trouvais à la ville et qui allait bien avec la malice de son regard.

C’est à lui que je pensais au Grand Hôtel des Palmes. J’avais préféré les fauteuils du hall pour boire un verre de vin. C’est là que passent les voyageurs. C’est là que l’on parade un peu, que l’on se recoiffe avant de sortir, que l’on y attend un taxi. C’est là que je pouvais avoir presque l’impression d’avoir passé la nuit dans une des suites. La légende dit qu’un fantôme hante les couloirs. Qu’on l’aperçoit parfois à la nuit tombée.

Je n’ai pas vu de fantôme. Et je n’ai pas vu l’homme au regard qui rit.

Louise

 

Croisière Italie, Tunisie, Espagne à bord du MSC Splendida

J5 – Tunis 13h05

Elles riaient. Trois femmes. Dans les allées étroites de la médina, elles caressaient des étoffes aux couleurs un peu vulgaires. Fuchsia, jaune citron, vert pomme. C’étaient dans les allées du souk des femmes. Là où il n’y a pas de touriste. Pas d’homme non plus. Juste des femmes qui rient. Elles étaient trois et elles ne regardaient pas les tissus. Elles riaient. L’une avait un regard vert qui se plissait comme de la soie. J’ai traîné, j’ai fait semblant de m’attarder devant un étal de foulards. Juste pour les entendre rire encore.

Louise

 

Croisière Italie, Tunisie, Espagne à bord du MSC Splendida

J6 – En mer 22h51

Personne ne dansait pourtant. Mon esprit flottait un peu. L’orchestre s’amusait sur un air de Django Reinhardt. Je terminais un verre de vin au Purple Jazz Bar.

Il ne m’a pas parlé. Il a juste tendu la main et son regard souriait toujours. Et il m’a emmenée.

J’ai tout de suite été molle dans ses bras. Enfin, plutôt alanguie. Mon corps ne résistait pas. Sa main à lui était ferme, posée sur le bas de mon dos. Je lui obéissais comme si son ordre était ma mesure. Comme si mes jambes connaissaient pas avance le rythme des siennes. Je n’entendais presque pas la musique. Son tempo était ma cadence. Et son regard ne me quittait pas.

La musique a cessé. En me raccompagnant à ma table, il a eu un regard pour la carte qui y était posée. Avec le numéro de ma cabine. J’ai souri. Il est parti.

Louise

 

Croisière Italie, Tunisie, Espagne à bord du MSC Splendida

J7 – Barcelone 15h52

Je m’attendais à le voir surgir à chaque endroit. J’ai joué les touristes, je ne me suis pas perdue. Peut-être pour qu’il me trouve facilement. Au marché de la Boqueria, je me suis laissé distraire par les odeurs. La foule aussi qui me bousculait un peu. J’ai bu du café et du vin, aux larges terrasses, et je le cherchais dans la foule. Plusieurs fois, j’ai pensé le voir mais j’ai croisé d’autres regards.

J’étais heureuse de le chercher, même s’il m’avait oubliée.

Louise

 

Croisière Italie, Tunisie, Espagne à bord du MSC Splendida

J8 – Marseille 6h58

Je ne l’avais pas entendu entrer. J’ai juste senti sa peau contre la mienne. Il ne cherchait pas à m’apprivoiser, à m’approcher en douceur. Il s’emparait de ce qui lui appartenait. Avec confiance. Il m’avait déjà conquise. Il le savait. Ses mains me capturaient et je les laissais faire. Sans musique, c’est sa danse encore que sa peau imprimait à la mienne. J’ai crié je crois lorsqu’il m’a fait basculer, que le rythme s’est emballé.

Je savais que j’avais rêvé. Pourtant tout en moi était lascif. La peau sensible et le corps las.

Il me fallait me lever, libérer la cabine. Et renoncer à son regard, renoncer à le rencontrer.

Je me suis étirée, déroulée dans les draps moites. Sur l’oreiller, une rose était posée.

Louise

 

Delta du Mekong (Ben Tre)

Croisière sur le Mekong : Les cartes postales de Louise

Croisière sur le Mékong

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Partie 1:

 Partie 2:

J1 – En vol 15h34

J’ai toujours pensé que l’ailleurs se méritait. Qu’il exigeait un effort nécessaire. Une manière de se préparer à l’émerveillement. D’affuter ses sens. Avant, l’on marchait des jours durant, on défrichait des chemins ; on se confrontait à l’inconfort de mers agitées des semaines entières. On redoutait les pilleurs, les bêtes aussi que l’on ne connaissait pas.

Aujourd’hui, pour atteindre l’ailleurs lointain, c’est l’avion moderne qu’il faut affronter. Son inconfort de bus de troisième classe. C’est moins exotique. Moins dangereux aussi. Mais j’ai l’impression que c’est tout aussi long…

Croisière sur le Mékong

J2 – Siem Reap 10h05

Il fait chaud. C’est d’abord à ça que l’on pense. En fait, on ne pense pas. On a juste les poumons qui se serrent. Étranglés par l’air humide. Comme si l’on avalait une éponge. Et puis on s’habitue. Et on sent. Une odeur minérale, ou végétale, les deux probablement, un peu comme celle d’une pierre moussue. Et c’est bon car c’est étrange. L’ailleurs qui vient saisir chaque sens. Comme si le corps savait avant. Comme si le corps préparait l’esprit avant qu’il ne découvre.

Delta du Mekong (Ben Tre)
Delta du Mekong (Ben Tre)

Croisière sur le Mékong

J3 – Angkor 14h41

Il me souriait. En fait, ils souriaient tous mais celui-là, c’est à moi qu’il souriait. Angkor, c’est comme un typhon à sentiments. Les émotions tournoient, virevoltent, vous emportent. La beauté déshabille toutes les agitations et plus rien n’existe que la pierre qui apaise. Cela faisait un bon quart d’heure que j’étais assise face à ce géant de pierre qui me regardait de ses yeux clos. Qui me lavait de son sourire. Une jeune chinoise, toute habillée de blanc, est passée entre nous, une ombrelle qui posait sur l’épaule. C’était imperceptible, mais je suis sûre que le dieu du Bayon m’a fait un clin d’œil.

Louise

Croisière sur le Mékong

J4 – Lac Tonle Sap 18h12

On croit voir des îles et ce sont des forêts. Des forêts englouties pas le lac repu. Le lac qui avale le Mékong qui vient ici vider les débords de ses eaux. On navigue à hauteur de la canopée, cela fait des buissons touffus qui affleurent l’eau comme de la mousse. Parfois ce sont des maisons que l’on découvre perdues au milieu de l’eau. Posées sur de fragiles pieux, on dirait des insectes légers comme des brindilles. On y voit accostés de longs bateaux étroits comme des traits d’union. Le soleil se couche sur le lac Tonle Sap

Louise

Croisière sur le Mékong

J5 – Kampong Tralach 17h05

L’on se moque de nous. Juchés sur d’inconfortables chars à bœufs, on traverse un village. C’est nous qui sommes l’attraction. C’est nous qui offrons le spectacle.  C’est à peine un village, juste un marché qui longe la piste. Et les Cambodgiens rient sans se cacher. Ils se moquent de nous mais pas à nos dépens. Il y a comme de la tendresse dans leur sourire. Nous sommes un peu ridicules. Alors nous rions avec eux.

Louise

 

Croisière sur le Mékong

J6 – Phnom Penh 16h41

C’est un contraste. Comme un coup de poing dans le ventre. Comme le revers du paradis. En approchant Phnom Penh, le fleuve dessine la banlieue. Plantés dans l’eau, des bidonvilles. Des huttes de tôle minuscules, qui se grimpent les unes sur les autres. Qui grignotent l’espace d’eau boueuse. Des visages de femmes. Des visages d’enfants. Crasseux comme la misère. Même de loin, on devine leur regard. Ahuris et las. Combien sommes-nous sur le bateau ? Quarante, cinquante ? Le montant du voyage de chacun réunis nourrirait, une vie, des milliers de ceux-là. J’ai un peu honte.

Louise

 

Croisière sur le Mékong

J7 – Phnom Penh 19h29

Il fait nuit et un orchestre de jazz a entamé Moon river. Le bar est perché au haut d’un immeuble, comme une pagode ouverte aux vents. Sous les ventilateurs paresseux, on croit entendre encore le cliquetis des machines à écrire des correspondants de guerre dont c’était le repère. Les fauteuils sont profonds et malgré la chaleur j’ai commandé un whisky. Question de climat, d’atmosphère. J’offre à mon corps le repos. Des heures durant j’ai marché dans la ville. Et partout le paradoxe de la douceur et d’une architecture flamboyante et pourtant encore en deuil.

Louise

 

Croisière sur le Mékong

J8 – Sur le Mékong 15h05

C’est presque la frontière. Nous arrivons au Vietnam et déjà le paysage du fleuve change. Des bateaux plus nombreux nous croisent sans cesse. Je ne me lasse pas de les regarder. Gonflés comme des poissons-globes, ils sont chargés de marchandises. Des bananes et des caisses. Des troncs et du charbon. A la proue, tournés vers l’eau, de grands yeux sont dessinés. Ici, on considère que les bateaux ont une âme. Et qu’il leur faut surveiller le fond du fleuve pour ne pas se laisser surprendre par les esprits des eaux. Comme ce peuple a du bons sens…

Louise

 

Croisière sur le Mékong

J9 – Tan Chau 10h48

Nous avons changé de pays. Et c’est tout un peuple qui change. Nous sommes sur le même fleuve et c’est tout autre chose. Comme si pendant la nuit nous avions parcouru un continent. C’est drôle, la première chose que je remarque, ce sont les chapeaux. Les chapeaux qui ont changé. Au Cambodge, ils ressemblaient à une souche d’arbre. Évasé, le large bord s’élançait puis était subitement coupé, à plat. Ici, c’est le chapeau « chinois » que l’on trouve sur toutes les têtes, conique et pointu.

Au marché de Tan Chau, j’ai acheté du poivre. Pour le gouter, j’en ai croqué un grain. Il était si fort que j’en ai eu la bouche enflammée.

Louise

 

Croisière sur le Mékong

J10 – Sa Dec 11h36

C’est une petite maison. C’est un peu poussiéreux. Rien n’a changé depuis pas loin d’un siècle. Partout, des photos de Marguerite Duras et de son amant chinois. C’était sa maison. A l’amant chinois. Celle de Marguerite n’existe plus. J’ai l’impression de me promener dans un roman. La ville, elle aussi, semble suspendue dans le temps. Dans le vieux marché couvert, l’odeur est forte et des paysans assis par terre surveillent leur minuscule étal de natte. Trois ou quatre poissons. Des légumes incertains. Et il y a les canaux qui découpent la ville en îlots. Je voudrais m’arrêter, ne pas reprendre le fleuve. Me poser là et flâner entre deux époques.

Louise

 

Croisière sur le Mékong

J11 – Saigon 18h47

C’est d’abord le port. Avant même de voir la ville. Avant de voir la mer. Une ville de métal et de cargos. De grues, plantées comme les griffes du ciel. Et cela bouge sans cesse. Des treuils géants s’agitent et des bateaux énormes glissent comme des vers marins. J’ai l’impression que notre bateau est devenu si petit qu’il va se faire gober, avaler par les ventres immenses. Que la vague d’un seul peut engloutir le nôtre.

J’adore l’idée des ports. Je crois entendre les milles langues des marins déversés. Et déjà les lumières de Saigon.

Louise

 

Croisière sur le Mékong

J12 – Saigon 12h51

Je crois que je regrette un peu le fleuve. Ai-je le mal de terre ? J’ai perdu l’habitude du bruit, des voitures et des foules. L’on me bouscule. J’ai gardé le rythme lent des villages. Et je voudrais tout voir alors je ne vois rien. J’ai l’impression d’être un peu discordante. Pourtant j’ai rêvé de Saigon. D’aventures indochinoises.  Des peuples mélangés d’une ville en delta. Peut-être suis-je nostalgiques de trop de songes…

Louise

 

Croisière sur le Mékong

J13 – Paris 8h12

Comme il fait froid. Faut-il que les aéroports toujours soufflent le contraste ? Malgré le vent glacé, je poursuis ma descente du fleuve. Je veux garder encore la douceur du Mékong. Je veux garder en bouche un goût de citronnelle. Je crois voir encore une rizière en étages. Mais ce ne sont que les boucles de l’autoroute…

Louise