ESCALE LA HAVANE BY NIGHT

CROISIÈRE AUTOUR DE L’ÎLE DE L’HOMME QUI FUMAIT DES CIGARES.

Le Celestyal Crystal est à quai ; il suffit de traverser la rue pour se retrouver dans le quartier de la Habana Vieja.

Quatre choses m’ont marqué pour cette première découverte nocturne :

-La musique est présente mais pas partout dans les rues. Sur les terrasses des bars ou restaurants, des orchestres de 4 à 7 musiciens chauffent l’ambiance et les touristes se déhanchent sous l’œil ravi des musicos et moqueurs des Cubains. De temps en temps, un cubain danse sur le trottoir pour le plaisir ou pour une autre raison, chasser le spleen peut-être.

- La sécurité ; les policiers sont presque partout dans les lieux à intérêt touristique. Des rues délabrées jouxtent les places et quartiers aménagés pour les touristes. Des hôtels luxueux sont en cours de construction et certains existent déjà depuis longtemps comme l’Ambos Mundos où logeait l’écrivain Ernest Hemingway.

- Les chiens dormant paisiblement sur les trottoirs ou venant trottiner en toute quiétude dans les jambes des passants. Ils portent tous des colliers avec une étiquette d’identification et leur nom ; ces chiens sont des chiens d’état ! Oui, Monsieur, des chiens d’État de Cuba, et personne ne doit les maltraiter, bien au contraire.

Chien en croisière
Chiens à la Havane

- Le « behavior » ou le comportement postural des Cubains dans leur quotidien. Ce n’est pas tant dans leur façon de danser, car ils ont le sens du rythme mais plutôt dans leur façon de marcher. Ils marchent en balançant leur bras dans un mouvement naturel, comme nous avant dans un passé pas si lointain. Avant l’apparition des smartphones qui impacte notre manière de déambuler ; le cou tendu et penché, les bras collés au corps, les avant-bras en équerre au bout desquels s’agitent frénétiquement nos pouces d’homo sapiens. Le regard fixé sur l’écran, un rapide coup d’œil aux alentours pour se situer, mais rarement vers ses congénères. Eux, ils ont le cou droit et regardent devant eux, parlent entre eux, s’arrêtent pour saluer un ami. Ils n’ont pas comme nous, fous que nous sommes, le regard aspiré par un smartphone qui vibre ou tinte. Le wi-fi à Cuba est disponible dans quelques endroits et les jeunes de la Habana se regroupent, assis sur le trottoir, aspirés dans leur petit écran, plus rien n’existe autour d’eux. À ce jour si vous voulez savoir comment nous marchions auparavant, venez à Cuba.

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